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actualités

23/11/2007: A la recherche d'un cadeau de fin d'année orginal, solidaire et utile?
Vous cherchez une idée originale de cadeau ?

Les chèques-épargne FINANcité peuvent être échangés contre un investissement solidaire. Celui qui le(s) reçoit peut placer utilement la somme correspondante, soit sur un compte d'épargne, soit dans des actions solidaires.

Une manière originale, immatérielle et solidaire de faire plaisir !

www.cheque-epargne.be

23/08/2007: Solidarisons notre épargne
Vous voulez en connaître plus sur la finance éthique et solidaire?

Participez à nos séances d'information gratuites, organisées entre septembre et décembre 2007, partout à Bruxelles et en Wallonie.

Programme

* Qu'entend-on par finance éthique et solidaire ?
* Faut-il être riche pour investir solidaire ?
* SICAV, compte d'épargne, part de coopérateur, assurances : comment choisir ?
* Pourquoi recourir à la finance solidaire plutôt qu’à l’épargne classique ?
* Quelles entreprises peuvent être soutenues grâce à la finance solidaire ?
* Questions - réponses

Agenda des formations sur www.financite.be, rubrique "mon action".

Information et inscription
* Téléphone : 02/340.08.60
* Email : info@rfa.be

29/06/2007: Rapport d'activité 2006
Téléchargez dans la rubrique "Publications" de ce site le rapport d'activité 2006 du Réseau Financement Alternatif .

29/06/2007: Mémorandum
Le Réseau Financement Alternatif et Netwerk Vlaanderen viennent de publier leur mémorandum : Le rôle des pouvoirs publics en matière d'Investissement Socialement responsable.

Le mémorandum peut être consulté et téléchargé dans la rubrique "mémorandum" du site.

08/03/2007: LE RESEAU engage
Créé en 1987, le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF est un réseau pluraliste de 75 associations sans but lucratif dont l'objet consiste à développer et promouvoir l'éthique et la solidarité dans les rapports à l'argent afin de contribuer à une société plus juste et plus humaine. Plus d'informations sur www.rfa.be.

Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF recherche un(e)

Chercheur (se)

Nous vous proposons de participer à des études (recherche - innovation - faisabilité - aide à la décision) sur les différents thèmes de la finance éthique et solidaire: l'investissement socialement responsable, le crédit socialement responsable, le service bancaire universel...

A titre accessoire, vous participerez à des activités de sensibilisation des épargnants et investisseurs, instances politiques, institutions financières, monde associatif, universitaire, ... à davantage d'éthique et de solidarité dans les rapports à l'argent.

Titulaire d'un diplôme de licencié en droit ou en économie ou justifiant d’une expérience ou d’une sensibilité particulière pour le domaine d’activité concerné, vous avez des capacités rédactionnelles, de travail en équipe, d’organisation et de méthode, d’esprit de synthèse et conceptuel, d’une habileté à développer une vision globale ainsi que d’une bonne connaissance de l’anglais et du néerlandais.

Entrée prévue le 1er juin 2007.
Demandeur d’emploi inoccupé, la veille de l’engagement.

NOUS OFFRONS :

Un travail varié avec de nombreux contacts.
Une autonomie d’action et de créativité.
Un cadre de travail agréable.
De bonnes conditions salariales.


Les candidatures sont à envoyer à l’attention de

Bernard Bayot
Réseau Financement Alternatif
Chaussée d'Alsemberg, 303-309
B-1190 Bruxelles
Tél.: 02/340 08 60- Fax: 02/706 49 06
bernard.bayot@rfa.be
www.rfa.be

Date de l’annonce : 8 mars 2007.

Date limite des candidatures : 25 mars 2007.

15/11/2006: Placez-vos rêves à 20 ans
Vous avez une baguette magique et vos rêves les plus fous sont possibles. Vous laissez votre esprit divaguer et vous imaginez dans 20 ans un monde parfait où la finance solidaire aurait la place que vous lui souhaitez. A quoi ressemble-t-elle? Concrètement, dans votre vie de tous les jours, dans celle de vos enfants, de vos proches.

Ecrivez un papier visionnaire : vos questions, vos envies, vos utopies, couchez-les sur papier et partageons-les dans un remue-méninges. Aucune idée n'est taboue, absurde ou stupide, aucun sentiment n'est bon à taire. Prenez quelques instants pour nous dire ce qu'est la finance solidaire et ce qu'elle devrait être d'ici 20 ans. Et, ensemble, écrivons un papier visionnaire.

Envoyez vos bafouilles de 10 lignes ou de 10 tomes pour le 1er février prochain à placezvosrevesa20ans@financite.be. Nous compilerons vos textes et les structurerons dans une pierre à casser que nous vous enverrons en mars pour ajouts, corrections, … L’objectif est d’arriver à un texte définitif en septembre 2007. Alors, à vos plumes, l’avenir n’attend pas !

15/11/2006: 3èmes entretiens de la Finance Solidaire.
Finansol, le Réseau Financement Alternatif et Febea ont le plaisir de vous inviter aux 3èmes Entretiens de la Finance Solidaire qui auront lieu le 11 décembre à Paris.

Cette troisième édition sera consacrée à la lisibilité et à la crédibilité de la finance solidaire au niveau européen.

Programme détaillé et inscription (nombre de places limité) sur www.fineurosol.org.


Programme
« Lisibilité et crédibilité de la finance solidaire : enjeux européens »
Conclusions de l’étude européenne « Fineurosol »

8h30 ACCUEIL

9h00 OUVERTURE

9h15 - 12h00

Séquence 1 : Pourquoi et comment distinguer l’épargne solidaire de l’épargne classique ?

Séquence 2 : Comment mesurer l’efficacité des circuits financiers solidaires ?

12h15 - 12h30 CONCLUSION MATINEE

Mme Mathilde MANDONNET, directrice Finansol
M. Bernard BAYOT, directeur Réseau Financement Alternatif
Mme Isabelle LOHISSE, secrétaire générale FEBEA

12h30 - 13h45 DEJEUNER

13h45 - 15h45: un atelier au choix
Atelier 1 - Un lobbying d’envergure européenne

Atelier 2 : L’accompagnement au centre des finances solidaires

Atelier 3 : Mise en place d’indicateurs européens

Atelier 4 : Réflexions autour d’une communication pédagogique efficace

Atelier 5 : Rôle des pouvoirs publics dans le développement des finances solidaires européennes

Atelier 6 : Quelle coopération européenne pour le microcrédit nord-sud?

15h45 - 16h00 PAUSE

16h00 - 17h00 CONCLUSIONS

08/11/2006: Nouvelle proposition de loi contre le financement des armes à sous-munitions
A l’instar de la proposition contre le financement des mines antipersonnel (adoptée le 16 juin 2005 au Sénat et actuellement à l’examen à la Chambre), le Sénateur Philippe Mahoux vient de déposer une proposition de loi visant à interdire le financement de la fabrication, l’utilisation ou la détention de sous-munitions.
En vertu de ce texte, toute institution qui finance directement ou indirectement une entreprise dont l'activité, ne fût-ce qu'accessoire, consiste à fabriquer, utiliser ou détenir des sous-munitions, sera pénalement responsable. La proposition assimile ces délits à du blanchiment d'argent et au financement du terrorisme.

Pour rappel, il existe déjà une loi (adoptée le 30 mars 06) visant à interdire les sous-munitions. La présente proposition complète donc la loi «Mahoux» sur l’interdiction des «sous-munitions» en y intégrant un volet financier.

07/11/2006: Communiqué de presse : Modification de la loi sur le service bancaire de base : le gouvernement pourrait encore aller plus loin !
En 2006, le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF a été chargé d'examiner la loi sur le service bancaire de base et de vérifier si elle avait permis d’éradiquer l'exclusion bancaire. Bien que les résultats engendrés par la loi soient encourageants, le Réseau a identifié plusieurs difficultés d’application et a émis sept recommandations pour y remédier. A la suite de cette étude, le gouvernement a proposé trois mesures correctives de la loi. Le Réseau les juge bénéfiques mais insuffisantes.

18/07/2006: Petit changement sur le compte épargne Cigale
Mieux vaut commencer tôt! En effet, en transformant un compte épargne classique en compte Cigale, il est possible que vous perdiez la prime de fidélité.

Depuis le début de cette année, il n'est plus possible de "transformer" un compte d'épargne ordinaire en compte Epargne Cigale via 'application "fusion", ce qui garantissait la continuité de la rente.

L'interprétation des règles fiscales ne permet la fusion des comptes que dans des cas bien spécifiques et pour lesquels il existe des dispositions fiscales. Ce n'est donc pas la fusion mais la continuité de la rente qui est envisagée par la fiscalité. Il est donc possible que le client perde la prime de fidélité, celle-ci dépendant du moment de transfert entre comptes.

19/05/2006: La DLU bis, la suppression des titres au porteur et les droits de donation à taux réduits : ce 12 juin à Namur
Van Moer & Santerre a le plaisir de vous inviter à une conférence organisée à Namur le lundi 12 juin 2006 à 18 h et qui aura pour thème les sujets suivants :

La DLU bis, la suppression des titres au porteur et les droits de donation à taux réduits

par Maître Marc Marlière, du bureau d'avocats ELEGIS.

La conférence aura lieu au Château de Namur, avenue de l'Ermitage, 1 à 5000 Namur.

Cette conférence sera suivie d'un cocktail au cours duquel notre partenaire aura le plaisir de partager et de confronter de manière plus confidentielle nos différents points de vue.

Monsieur Bernard Bayot, directeur de l'ASBL Réseau Financement Alternatif, viendra également nous présenter l'opération "Faites une action en or".

Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions possibles, nous vous demandons de bien vouloir nous confirmer votre participation soit :
- en téléphonant au : 02/549.03.20
- en faxant au : 02/512.60.85
- via un e-mail à l'adresse « conference@vanmoer.com »

02/05/2006: Conférence/débat de La Libre Belgique : Investissements éthiques et solidaires
Investissements éthiques et solidaires

Jeudi 18 Mai 2006, de 18h à 20h00
La conférence sera suivie d’un cocktail

Lieu: hôtel « Le Méridien », carrefour de l’Europe 3, 1000 Bruxelles (face à la gare centrale).

Vous cherchez à donner un nouveau sens à votre épargne ?
Des experts sont là pour vous aiguiller dans cette démarche : avantages, tendances, parts de marché, produits…

*Anne Peeters , directrice du centre d’études et d’action pour la cohésion sociale (CEDAC)

* Bernard Bayot, directeur de l’asbl « Réseau Financement Alternatif » (RFA)

* Michel Genet, directeur de la coopérative de crédit alternatif (Crédal)

La conférence sera animée par Patrick Van Campenhout et Isabelle de Laminne, journalistes à La Libre Belgique.

Téléphone : 02/744.44.44
Fax : 02/211.28.20

Conditions :
PAF : 15 euros ; gratuit pour les étudiants
Places limitées; inscription obligatoire

Compte bancaire : 210-0848513-09
(Mention : conférence LLB 18 mai)
Plus d'infos sur le site de La Libre Belgique

28/03/2006: Lancement de l'opération Faites une action en or
Le Réseau Financement Alternatif participe à l’action nationale de récolte de fonds Faites une action en or, au profit d’organisations partenaires francophones et néerlandophones que sont la Faites une action en or est une opération nationale de récolte de fonds au profit d’organisations partenaires que sont La Fondation pour les Générations Futures, de Stichting voor de Toekomstige Generaties, La Ligue des familles, Vredeseilanden, le Réseau Financement Alternatif et Netwerk Vlaanderen.

Cette opération consiste à récolter non de l’argent mais des TITRES (actions et autres) de faible valeur que les détenteurs conservent inutilement dans leurs portefeuilles d’actions car les frais de vente sont plus élevés que la valeur même de la ligne. Pour plus d’info, visitez www.actionenor.be

08/03/2006: FINANcité Magazine et le site www.FINANCITE.be
En 2006, nous lançons un grand programme de sensibilisation à la finance éthique et solidaire.

Visitez dès maintenant notre nouveau portail : www.financite.be.



13/02/2006: Faites une action en OR / Een gouden daad
Vous possédez un portefeuille d´actions. Vous connaissez un proche qui en possède un.

Alors, dès mi-mars 2006, vous pourrez faire "une Action en Or" et soutenir concrètement les actions de terrain du RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF et de ses partenaires.

Plus d´informations concrètes, sur ce site, dès le lancement de l´opération sur www.actionenor.be.

U bezit een aandelenportefeuille. U kent iemand die erover beschikt.

In dat geval zal U vanaf midden maart 2006 een "Gouden Daad" kunnen verwezenlijken. Tekelijkertijd zal U acties op het terrein van de Stichting voor het RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF en zijn partners concreet ondersteunen.

Meer informatie over "Een Gouden Daad" vindt U op www.goudendaad.be bij de start van de actie.

07/02/2006: Découvrez le "Guide des Partenariats"
Dans le cadre du projet EUFIN, le RESEAU a publié l'année passée le "Guide pratique des partenariats pouvoirs publics / institutions financières / économie sociale et solidaire". Né de la confrontation d'expériences issues de 17 pays européens, vous trouverez dans ses pages, une foule d'informations utiles pour réussir au mieux vos partenariats.

Vous le trouverez dans la rubrique Publications/2006.

05/10/2005: Ethico Invest : nouveau produit financier éthique et solidaire
Ethico Invest (assurance-vie branche 23) est un nouveau produit éthique et solidaire sur lequel le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF est partenaire. Vous trouverez plus d'informations dans la rubrique "épargner - investir"

23/09/2005: De plus en plus d'intérêt pour l'ISR
L'investissement socialement responsable suscite un intérêt de plus en plus marqué de la part des investisseurs privés et institutionnels

Ce jeudi 22 septembre, le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF a rendu public son rapport ISR 2005. Il ressort de ce rapport que l'investissement socialement responsable (ISR) rencontre de plus en plus de succès. Entre fin 2003 et début 2005, son encours est passé de 2 milliards d'euros à plus de 3,5 milliards d'euros. Cette progression spectaculaire de plus de 75 % vient notamment de l'intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour l'ISR. Désormais, 1 investisseur institutionnel sur 2 déclare qu'il investit déjà ou investira dans l'ISR dans les 2 prochaines années et une fois le pas franchi, 1 sur 3 est prêt à investir la totalité de ses fonds de manière responsable.

Si depuis 1996, une partie des institutionnels (pouvoirs publics, congrégations religieuses, fondations et ONG) – à la suite des particuliers – a commencé à investir de manière socialement responsable, les fonds de pensions et les compagnies d'assurances emboîtent le pas en 2005, justifiant par là cette hausse des investissements socialement responsables.

La volonté des institutionnels à investir en ISR émane principalement des conseils d'administration et comités de directions. Pour 87,5 % d'entre eux, il s'agit de soigner leur image de marque et de stimuler les entreprises à entreprendre de manière socialement responsable.
Cependant, pour répondre aux besoins des institutionnels, les gestionnaires de fonds développent un ISR sur mesure : fonds spécifiquement adaptés à leurs besoins ou mandats discrétionnaires, diversification des actifs, filtrage négatif ou filtrage positif mais unidimensionnel (basé sur un seul critère).
En effet, investir de manière socialement responsable oblige les gestionnaires à reconsidérer leur stratégie de placement des capitaux car d'une part, leur univers d'investissement se trouve réduit et d'autre part, la comparaison entre le rendement du portefeuille et un indice de référence s'en trouve compliquée.

Le rapport ISR 2005 démontre l'intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour l'ISR. Mais il montre également que le manque d'information sur l'offre freine son développement. Questionnés à ce propos, les investisseurs institutionnels recommandent dès lors la transparence de la gestion ISR, et vont jusqu'à préconiser que cette transparence devienne une obligation légale pour les institutions financières !

Pour aller plus loin dans votre réflexion, le BELSIF (Belgian Sustainable and Socially Responsible Investment Forum) organise ce 29 septembre une session sur les investissements institutionnels et l'ISR. A cette occasion, vous pourrez prendre connaissance du système en cours sur le marché scandinave et entendre un exposé du président de l'European Institute for Business Ethics. Pour plus d'infos sur le programme et l'inscription, visitez leur site.

Notez que le nouvel Interface est sorti aujourd'hui. Ce numéro 26 est consacré pour une large part au rapport ISR 2005.

23/09/2005: Sur le front des armes !
On se souvient qu'en avril 2004, Netwerk Vlaanderen apublié un rapport d'enquête au sujet des investissements de cinq grandes banques actives en Belgique (Axa, Fortis, Dexia, ING et KBC) dans les industries qui fabriquent des armes "controversées" : mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri ou armes nucléaires. Ce rapport a démontré que, directement ou indirectement, ces cinq institutions financières avaient des liens financiers avec 13 entreprises de ce secteur, à hauteur de 1,2 milliards d'euros. Les banques ont, depuis lors, réagi, à des degrés divers. Les pouvoirs publics s'intéressent également à cette question.

D'abord, le parlement belge, a adopté la loi du 20 juillet 2004 relative à certaines formes de gestion collective de portefeuilles d'investissement. Elle interdit à un organisme de placement collectif (OPC) d'acquérir des titres d'une société de droit belge ou de droit étranger dont l'activité consiste en la fabrication, l'utilisation et la détention de mines antipersonnel. Plus près de nous, ce sont des communes qui ont réagi : durant les mois de mai, juin et juillet, le conseil communal de trois communes wallonnes, Thuin, Dison et Ciney, ont décidé à l'unanimité que le Collège des Bourgmestre et Echevins doit veiller à ce que les impôts de la commune ne soient pas utilisés pour le financement des armes nucléaires, se faire informer totalement par les institutions bancaires et veiller, par le choix de produits bancaires durables, à ce que les placements et investissements communaux soient socialement responsables. C'est enfin le Parlement européen qui, le 7 juillet dernier, a adopté une résolution "sur un monde sans mines" qui, notamment, invite l'Union et ses États membres à, d'une part, interdire, par une législation adéquate, aux institutions financières soumises à leur juridiction ou à leur contrôle d'investir directement ou indirectement dans des sociétés participant à la production, au stockage ou au transfert de mines antipersonnel ou d'autres systèmes d'armes connexes controversés, comme les sousmunitions à fragmentation, et, d'autre part, garantir le respect de la législation interdisant les investissements dans des entreprises impliquées dans les mines antipersonnel, par la voie de la création de mécanismes efficaces de contrôle et de sanction. Le
Parlement considère que cela implique l'obligation pour les institutions financières d'adopter une politique de transparence complète en ce qui concerne les entreprises dans lesquelles elles réalisent des investissements. Cette dernière obligation est particulièrement importante et répond à l'attente de Netwerk Vlaanderen et du RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF, pour qui une transparence complète est nécessaire pour pouvoir vérifier l'exécution de la politique d'investissement des banques. C'est en ce sens que se poursuit la campagne menée côté francophone : la carte postale "Mon argent… Sans scrupules ?" vise à demander aux banques, non seulement d'exclure de leurs investissements les sociétés impliquées dans la production d'armements controversés, mais aussi de fournir une information claire, honnête et complète de
leur politique d'investissement et de rendre public leur portefeuille d'investissement et de financement.

18/08/2005: Thuin, investisseur socialement responsable
Le 5 juillet dernier, après Dison et Ciney, c'est le conseil communal de Thuin qui a décidé à l'unanimité que le Collège des Bourgmestre et Echevins doit veiller à ce que les impôts de la commune ne soient pas utilisés pour le financement des armes nucléaires, se faire informer totalement par les institutions bancaires et veiller, par le choix de produits bancaires durables, à ce que les placements et investissements communaux soient socialement responsables.

14/07/2005: Dison, investisseur socialement responsable
Le 16 juin dernier, après Ciney, c'est au tour du conseil communal de Dison de décider à l'unanimité que le Collège des Bourgmestre et Echevins doit veiller à ce que les impôts de la commune ne soient pas utilisés pour le financement des armes nucléaires, se faire informer totalement par les institutions bancaires et veiller, par le choix de produits bancaires durables, à ce que les placements et investissements communaux soient socialement responsables.

14/07/2005: Succès pour le fonds d’investissement en microfinance IMPULSE
IMPULSE MICROFINANCE INVESTMENT FUND (en abrégé “Impulse”) – le fonds d’investissement créé à l’occasion de l’Année Internationale du Microcrédit par la KBC, la Banque d’épargne VDK, le Boerenbond, Volksvermogen et Incofin – a effectué durant les six premiers mois de l’année un placement privé pour attirer de nouveaux investisseurs. Impulse a débuté ses activités en décembre 2004 avec un capital de 5 millions d’euro. A la clôture temporaire du placement privé le 28 juin 2005, le capital a été augmenté à 8,25 millions d’euro. Des investisseurs institutionnels (e.a. Ethias Assurance), des associations (e.a. CSC Alimentation & Services) et des personnes privées y ont principalement souscrit.

Impulse investit dans des institutions de microfinance (IMF) dans les pays en voie de développement. Ces IMF proposent à leur tour des microcrédits aux petits entrepreneurs locaux. Les IMF sont un levier important dans la lutte contre la pauvreté, permettant aux microentrepreneurs économiquement marginalisés de devenir plus autonomes.

Après 6 mois de travail, Impulse a déjà approuvé 6 investissements dans des IMF en Afrique et en Amérique Latine pour un montant total de 3,3 millions d’euro. Ensemble, ces 6 institutions ont actuellement plus de 200.000 clients actifs.

Impulse est géré par Incofin, une société d’investissement socialement responsable qui a une large expérience dans la microfinance.

Vu le succès du placement privé de Impulse, il a été décidé de le prolonger jusqu’à la fin de l’année.

BIO, la société d’investissement belge dans les pays en voie de développement, a décidé elle aussi de faire confiance à Impulse en lui octroyant un prêt de 2 millions d’euro. Impulse possède aujourd’hui plus de 10 millions d’euro de fonds et devient ainsi le plus grand fonds d’investissement privé en microfinance en Belgique. Une croissance de Impulse jusqu’à un montant de 15 à 20 millions d’euro est prévue pour l’année prochaine.

27/06/2005: Banques et droits fondamentaux
La liberté d'entreprise, l'égalité entre hommes et femmes, le droit à la sécurité sociale et à l'aide sociale, la protection de l'environnement,… Autant de droits fondamentaux inscrits dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Pour assurer leur défense et leur promotion, pouvoirs publics et institutions financières ont un rôle essentiel à jouer.

Au travers de partenariats, souvent complétés par l'action des organisations de la société civile, ils peuvent en effet permettre aux personnes précarisées d'avoir accès à une formule de crédit à la consommation en lien avec leur projet de vie, aider les personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur propre emploi, concevoir des services pour améliorer l'accès au marché de l'habitation, encourager les activités relevant de l'économie sociale ou encore autoriser une gestion socialement responsable de l'argent public.

Dans ce cadre, le Réseau Financement Alternatif a initié le projet " Développer des outils communs aux pouvoirs publics et aux institutions financières en vue de promouvoir les droits fondamentaux dans l'Union européenne", financé par la Commission européenne, Direction générale Emploi, Affaires sociales et Egalité des chances. Ce projet rassemble 17 expériences les plus appropriées et novatrices en la matière, issues de 11 pays de l'Union européenne (ou candidats à l'adhésion) : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Irlande du Nord, Italie, Portugal, Roumanie, Royaume Uni, Slovaquie, Suède.

Le projet tend à en analyser les caractéristiques essentielles susceptibles de permettre une transposition dans d'autres régions de l'Union européenne. Ainsi, après deux réunions de travail, quelques lignes de force apparaissent. En effet, il importe que les parties prenantes se connaissent, se comprennent et se respectent afin d'assurer que chacun travaille à un but réellement commun. Cela entraîne des implications quant au choix des partenaires, quant à la définition des rôles de chacun, quant à la mise en place d'un système de communication souple, efficace et réactif, et, enfin, quant à l'évaluation du partenariat au travers des actions de chaque partie.

Par ailleurs, le projet vise à assurer la diffusion la plus large possible de ses résultats et à créer une dynamique de réseau, afin d'augmenter le taux de réussite des initiatives futures. Dans cette optique, le Réseau Financement Alternatif a développé un site Internet dédié au projet.

(Dépêche n° 49)

27/06/2005: Ciney, investisseur socialement responsable
Le 30 mai dernier, le conseil communal de Ciney a décidé à l'unanimité que le Collège des Bourgmestre et Echevins doit veiller à ce que les impôts de la commune ne soient pas utilisés pour le financement des armes nucléaires, se faire informer totalement par les institutions bancaires et veiller, par le choix de produits bancaires durables, à ce que les placements et investissements communaux soient socialement responsables.

20/06/2005: Crédit et responsabilité sociale
Comment une personne exclue du crédit bancaire peut-elle faire face à une dépense imprévue (réparation d'un véhicule, d'un toit, remplacement d'une machine à laver) ? Comment peut-elle payer telle formation (permis de conduire,…) ? Comment peut-elle retrouver un logement et le mobilier de base après une séparation ? Toutes ces questions ne trouveraient pas de réponse s'il n'existait le crédit social à la consommation. Le dernier numéro d'Interface y est consacré.

Le terme consommation, note Daniel Hincelin, renvoie pour un bon nombre à la société de consommation assimilée à une société de gâchis, d'abondance et de superflu. La consommation fait référence également à des situations dans lesquelles les personnes se sont mises par manque de vigilance en dépensant au-delà de leurs moyens. Un stéréotype de culpabilité s'attache à ce phénomène.

Pourtant ce crédit, quand il satisfait des besoins essentiels, constitue un levier qui, comme l'écrit Olivier Jérusalmy, fait rimer dignité humaine avec autonomie et responsabilité. Et celui-ci de nous présenter Osiris, expérience-pilote en matière de crédit social pour les particuliers, développée en Wallonie : "offrir des crédits qui disparaissent car non rentables (trop petits montants, taux trop faibles), faire connaissance avec les demandeurs à la façon du banquier de nos parents pour réduire autant que possible le risque tout en adaptant l'offre à la situation rencontrée, et, simplement, respecter le texte, mais aussi et surtout l'esprit de la loi sur les devoirs d'information, de conseil et de prudence des prêteurs sont un peu les objectifs originaux du projet pilote, avec à la clef une analyse des résultats devant permettre de dessiner les contours d'une offre de crédits sociaux élargie".

Daniel Hincelin nous fait, quant à lui, découvrir l'expérience de la Caisse Solidaire de Franche-Comté, qui offre un service analogue à celui d'Osiris, appelé "prêts personnalisés", mais en outre lie cette forme de crédit à une épargne solidaire collectée sur le principe des bons de caisse.

Ces expériences sont surprenantes à un double titre, estime Bernard Bayot. D'abord, elles sont le fait d'un partenariat entre la société civile, des pouvoirs publics et des institutions bancaires, expression pour ces dernières de leur responsabilité sociale. Ensuite, elles sont palliatives car c'est l'inadéquation de l'offre de crédit qui rend ces expériences indispensables. Pourquoi dès lors ne pas répartir sur l'ensemble des opérations de crédit la charge économique excédentaire que représente l'offre de crédit approprié, par un mécanisme de compensation qui rende neutre sur le plan économique la prise en charge de ce service économique d'intérêt général par certains opérateurs et évite ainsi une distorsion de concurrence ?

Des brèves de finance éthique et solidaire ainsi qu'une présentation du centre d'action sociale globale Espace social Télé-Service, qui offre aux Bruxellois une série de services complémentaires en prenant le temps de l'accueil, en faisant des liens ou en ouvrant les portes de la solidarité, complèteront votre lecture. Si ce n'est déjà fait, abonnez-vous sans tarder.

(Dépêche n° 48)

17/06/2005: Interdiction de financer les mines anti-personnel
Ce 16 juin, le Sénat a approuvé à l'unanimité une proposition de loi du chef de groupe PS Philippe Mahoux qui interdit le financement de la production, de l'usage et de la détention de mines anti-personnel.

Cete proposition doit encore être votée par la Chambre pour devenir texte de loi.

17/06/2005: Ethibel et Vigeo fusionnent
Ethibel (Belgique) et Vigeo (France) fusionnent pour créer « Vigeo Group », la 1ère agence européenne de mesure de la responsabilité sociale des organisations.

Vigeo, agence de mesure de la responsabilité sociale fondée en 2002 par Nicole Notat et provenant du monde syndical et patronal, dispose d’outils performants pour évaluer les politiques sociales et environnementales des entreprises.

De son côté, Ethibel, organisation pionnière depuis 1992 dans le domaine des placements durables et éthiques, issue du monde des ONG, a mis au point une méthode d’analyse unique pour évaluer le niveau de responsabilité sociale des entreprises, pour les conseiller ou encore pour émettre un label éthique sur des produits financiers (fonds de placement et SICAV).

Fort de ses atouts conjoints, Vigeo Group, présidé par Nicole Notat, a pour ambition de constituer la 1ère Agence en Europe de la mesure de la responsabilité sociale des entreprises, en veillant à la fois à la qualité de ses produits et à la rentabilité de son activité.

La filiale belge, riche de ses 17 collaborateurs, s’appellera « Vigeo Belgium ». La marque « Ethibel » sera conservée et constituera la gamme de produits éthiques du nouveau groupe.

« Forum Ethibel » sera quant à lui, l’association indépendante de Vigeo Group qui regroupera les différentes parties prenantes et qui garantira la continuité des critères de sélection pour l’éligibilité des entreprises aux labels Ethibel.

28/04/2005: Les banques désarment
En avril 2004, Netwerk Vlaanderen a publié un rapport d'enquête au sujet des investissements de cinq grandes banques actives en Belgique (Axa, Fortis, Dexia, ING et KBC) dans les industries qui fabriquent des armes "controversées" : mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri ou armes nucléaires. Ce rapport a démontré que, directement ou indirectement, ces cinq institutions financières avaient des liens financiers avec 13 entreprises de ce secteur, à hauteur de 1,2 milliards d'euros. Que sont ces investissements devenus, un an après ? Netwerk Vlaanderen rend publique aujourd'hui une nouvelle étude qui vise à répondre à cette question.

La première banque à réagir fut KBC, qui a exclu de ses investissements les producteurs de mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri et armes biologiques et chimiques. C'est également la banque qui a offert la réponse la plus cohérente puisque, contrairement à ce qu'il en est pour les autres, cette exclusion vise non seulement les investissements directs de KBC mais aussi les fonds de placement qu'elle offre au public. De son côté, ING a annoncé le mois dernier qu'elle n'investirait plus dans la production de certaines armes controversées : mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri et armes nucléaires. Mais ceci ne vaut toutefois que pour ses propres financements et investissements, à l'exclusion donc des produits d'investissements qu'elle propose.

La même remarque vaut pour Fortis et Dexia. La première s'interdit d'encore investir dans la production de mines antipersonnel, d'armes biologiques et chimiques, d'armes nucléaires et de bombes à fragmentation. La seconde va plus loin, excluant la plus grande partie de l'industrie de l'armement: non seulement les armes les plus controversées, mais aussi par exemple les avions de combat, les munitions conventionnelles, les sous-marins et les usines de munition. Mais l'une comme l'autre limite cette nouvelle politique d'évitement aux investissements qu'elle accorde et ne l'étend pas à ceux qu'elle propose à sa clientèle.

Enfin, la réaction la plus faible émane d'AXA, qui s'est contentée de se conformer à l'interdiction légale faite aux SIVAV d'investir dans les mines antipersonnel. Rappelons que cette interdiction est également une conséquence de la campagne menée par Netwerk Vlaanderen.

Au vu de ce qui précède, nos confrères ont de quoi se réjouir. Les banques ont positivement réagi, même si c'est encore de manière incomplète, et semblent avoir compris que l'ouverture au sujet de leur politique d'investissement est importante. Mais il faut aller plus loin, insistent-ils : une transparence complète est nécessaire pour pouvoir vérifier l'exécution de cette nouvelle politique d'investissement. C'est en ce sens que va en tous cas se poursuivre la campagne menée côté francophone : la carte postale " Mon argent… Sans scrupules ? " vise à demander aux banques, non seulement d'exclure de leurs investissements les sociétés impliquées dans la production d'armements controversés, mais aussi de fournir une information claire, honnête et complète de leur politique d'investissement et de rendre public leur portefeuille d'investissements et de financements. Cette carte, toujours disponible sous sa forme électronique, va, dans les prochains jours, être éditée et largement diffusée en Communauté française.

(Dépêche n° 47)

04/04/2005: L'investissement socialement responsable
Dans une première livraison du Courrier hebdomadaire du CRISP, A. Demoustiez et B. Bayot avaient constaté que la notion d’investissement socialement responsable, tant au niveau international qu’au niveau belge, évolue, se précise et concerne un nombre croissant d’acteurs au sein de la société (épargnants, intermédiaires financiers, pouvoirs publics, secteur associatif, milieu académique, entreprises…).

Mais que représente en termes chiffrés l’investissement socialement responsable en Belgique ? C’est à cette question clé qu’ils tenteront de répondre dans la présente livraison. Pour ce faire une série d'indicateurs financiers, d'indicateurs éthiques et d'indicateurs solidaires ont été définis afin d’évaluer le marché de l’ISR, de proposer des éléments de comparaison internationale et pouvoir ainsi dégager les tendances à venir.

Les chiffres présentés concernent pour l’essentiel le marché belge au 31 décembre 2003, secteurs retail et institutionnel. En fonction de la disponibilité des données et de leur pertinence, quelques éléments de comparaison internationale seront à chaque fois évoqués.

Courrier hebdomadaire n° 1869-1870
L'investissement socialement responsable. II. Le marché
par Alexandra Demoustiez et Bernard Bayot, 57 p., 12,40 EUR.

04/04/2005: Le paradoxe de la PME
Le vingt-quatrième Interface, consacré à l'investissement dans les PME socialement responsables, part d'un constat paradoxal : les fonds éthiques et solidaires irriguent avant tout les entreprises cotées en bourse et dans une mesure extrêmement faible les PME. Dès lors, ils alimentent peu le développement local alors que celui-ci, dans un monde de plus en plus globalisé, offre aux populations la faculté de maîtriser, autant que faire se peut, leur destin.

Mais qu'est-ce que la responsabilité sociale des entreprises (RSE) de petite et moyenne taille ? La RSE, écrit Anne Peeters, est, davantage dans les PME que dans les grandes entreprises, une affaire de personnes plus que de structures et de processus. Elle entre dans le champ du dialogue social dans les entreprises où celui-ci est structuré en tant que tel.

Très souvent, surenchérit Marc Lemaire, l'engagement sociétal des managers de PME est plus motivé par leurs valeurs personnelles que par les bénéfices commerciaux escomptés, surtout lorsqu'il s'agit d'activités en faveur de la communauté locale. Généralement organisée de manière ponctuelle et sans aucun lien avec la stratégie de l'entreprise, ces activités relèvent, en
effet, d'un engagement authentiquement "volontaire" de la PME, alors que, dans d'autres domaines (hygiène et sécurité ou environnement, par exemple), les dispositions réglementaires ou la pression de la chaîne d'approvisionnement peuvent jouer un rôle beaucoup plus important.

Anne Peeters analyse à ce propos, les travaux du Forum plurilatéral européen sur la RSE, qui ont mis en évidence quelques effets des demandes de donneurs d'ordres vis-à-vis de leurs fournisseurs et/ou de leurs sous-traitants : effets pervers pour certains, effets positifs pour d'autres.

Sur le plan de l'investissement socialement responsable, Bernard Bayot se prononce pour l'instauration de mécanismes qui permettraient de favoriser, notamment sur le plan fiscal, le financement des PME s'inscrivant dans une démarche de RSE.

Les brèves d'alterfinance ainsi qu'une présentation de "Solidarité des Alternatives Wallonnes et Bruxelloises" clôtureront votre lecture de ce premier numéro de l'année. Pour recevoir les suivants, n'oubliez pas de vous abonner sans tarder.

(Dépêche n° 46)

02/03/2005: L’exclusion bancaire des particuliers
Le sixième Rapport du Centre Walras, intitulé L’exclusion bancaire des particuliers est sorti de presse. Au travers d’une trentaine de contributions européennes et nord-américaines, dont deux du RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF, ce rapport donne à voir les différentes dimensions de ce phénomène à l’intersection de l’économique et du social.

Trois parties sont proposées. La première constitue un tour d’horizon de ce qu’est l’exclusion bancaire au sein de différents pays européens et nord-américains. La deuxième porte sur la qualité de la relation bancaire et s’interroge sur la responsabilité partagée des clients, des banques et des pouvoirs publics. La troisième et dernière partie offre un panorama des réponses déjà expérimentées, qu’elles portent sur les types de produits bancaires ou sur les moyens de favoriser l’adéquation entre les besoins des clients et les impératifs des banques.

16/02/2005: Durablement zinzins ?
Les investisseurs institutionnels, désignés par nos voisins outre-quiévrain sous le vocable de " zinzins ", ont-ils égard, dans leur gestion financière, à des considérations sociales et environnementales ? Cette question est au centre de l'étude que le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF leur consacre depuis quelques semaines.

L'étude 2004 relative à l'Investissement Socialement Responsable (ISR) en Belgique a montré que le marché de l'ISR se spécialise, se professionnalise et offre la possibilité de répondre aux exigences d'une catégorie d'acteurs clés dans le développement futur de l'ISR: les investisseurs institutionnels et plus particulièrement les fonds de pension et autres structures financières qui, au regard des volumes considérables qu'ils gèrent, peuvent influencer de manière significative ce marché.

Ces derniers marquent d'ailleurs un intérêt croissant pour l'ISR et la récente loi relative aux pensions complémentaires, qui oblige les organismes de pensions à être transparents sur la manière dont ils ont pris en considération des critères éthiques, environnementaux et sociaux pour le choix de leurs investissements, ne fera très certainement que renforcer cette tendance.

Les investisseurs institutionnels jouent donc un rôle de premier plan dans les tendances, les débats et les évolutions de l'ISR en Belgique. Face à ce constat, le Réseau Financement Alternatif a voulu leur consacrer, pour la première fois en Belgique, une étude à part entière.

Au travers d'une enquête, les gestionnaires de fonds des organismes de placement collectif, des fonds de pensions et des compagnies d'assurances sont interrogés quant à leur expérience et à leur attitude en matière d'ISR. Leur avis est également sollicité à propos des outils de gestion propres à l'ISR, des performances de ces fonds et de leurs perspectives. L'enquête s'adresse aussi aux directeurs financiers des ONG, fondations, congrégations religieuses, mutualités, syndicats et pouvoirs publics afin de déterminer dans quelle mesure ces investisseurs institutionnels (dans l'acceptation large de la définition) influencent l'évolution de l'ISR dans notre pays.

Les résultats de l'étude, qui se terminera fin juin 2005, devraient permettre de dessiner les lignes de force du marché institutionnel belge de l'ISR : les motivations, les freins, le montants en jeu, les développements attendus, l'évolution de l'activisme actionnarial, …

(Dépêche n°45)

16/02/2005: Mon argent... Sans scrupules ?
La campagne citoyenne relative à l'utilisation par les banques de l'épargne qui leur est confiée, qui avait débuté par une interpellation du monde politique, se tourne à présent vers les banques elles-mêmes. Interrogez la vôtre grâce à une carte postale électronique que vous trouverez sur www.financite.be.

25/01/2005: Les pionniers
On connaissait le label Ethibel octroyé aux fonds d'investissement socialement responsable (ISR) qui investissent uniquement dans des entreprises sélectionnées sur la base du modèle d'évaluation global d'Ethibel. A savoir une liste de contrôle détaillée de "critères de durabilité" dans quatre domaines : la politique sociale interne, la politique environnementale, la politique sociale externe et la politique éthico-économique. Il faudra désormais parler du label Ethibel Pioneer.

En ce début janvier 2005, Ethibel annonce en effet le lancement d'un nouveau label, Ethibel Excellence, qui regroupe non seulement les précurseurs en matière de responsabilité sociétale (ceux du label Ethibel Pioneer), mais aussi les sociétés qui enregistrent des résultats nettement meilleurs que la moyenne en matière de durabilité. Le label Ethibel Excellence est en effet soumis à la même méthode stricte d'analyse et d'évaluation que le label historique, mais davantage d'entreprises sont retenues lors de l'évaluation finale.

Grâce à l'introduction de ce label Excellence, Ethibel se déclare en mesure de répondre aux souhaits d'un public plus large, en particulier à la demande croissante de fonds labellisés Ethibel - qui représentent actuellement près d'un milliard d'euros de placements. C'est que, dit-on chez Ethibel, les actions des précurseurs en matière de responsabilité sociétale ne sont pas toujours facilement négociables et, par conséquent, les
possibilités de répartition des risques sont insuffisantes pour certains types de fonds de placement. Avec l'introduction du label Ethibel Excellence, la répartition souhaitée par ces fonds de placement est désormais réalisable.

Un constat s'impose. Durant plus de dix ans, ce bureau de conseil, issu d'ONG actives dans le domaine du financement alternatif, de l'environnement, du mouvement pour la paix, du mouvement pour le tiers-monde et d'autres domaines d'action sociale, a réussi à imposer, avec succès - en Belgique, une majorité des fonds de placement éthiques sont labellisés Ethibel et d'autres le sont également à l'étranger -, une logique de développement durable contre la seule logique de rentabilité. Aujourd'hui, cette dernière reprend le dessus : il n'y a pas assez d'entreprises durables ?, réduisons les exigences !

On le sait, l'ISR européen, contrairement à ce qu'il en est en Amérique du Nord, ne trouve pas seulement son origine dans des mouvements religieux, syndicaux ou citoyens mais a été, en partie, créé par une frange éclairée du monde financier. Aujourd'hui, celui-ci dicte ses priorités. Aux ONG initiatrices d'Ethibel, mais aussi aux autres acteurs de la finance éthique et solidaire, citoyens, syndicats et congrégations religieuses, de se mobiliser et de renforcer leurs légitimes exigences de qualité. Après tout, n'est-ce pas de leur argent dont il est question ?

(Dépêche n° 44)

16/12/2004: Racines et vigilances
L'année internationale du micro-crédit a été officiellement lancée le 18 novembre dernier par l'Organisation des Nations Unies. Outil d'émancipation économique et sociale, qui vise à stimuler la croissance des revenus des populations défavorisées à travers la promotion de l'emploi et de l'auto-insertion par le développement de micro-projets, le micro-crédit a occupé toute l'attention des rédacteurs du dernier Interface de l'année.

Comme le rappelle Hugo Couderé, micro-crédit et, plus généralement, micro-finance, sont, depuis près de 30 ans, devenus des termes courants dans le domaine du développement. La micro-finance est considérée comme pouvant être un apport important dans la lutte contre la pauvreté, tout en étant combinée à la durabilité financière. Et l'auteur de nous plonger dans le monde de cette micro-finance et de nous éclairer sur ses approches les plus courantes.

Le micro-crédit vise à la bancarisation de la frange de la population, souvent rurale, la plus économiquement défavorisée, en raison de la précarité de ses revenus et donc de la carence des garanties habituellement exigées par le système bancaire classique. Dès lors, la lutte contre la pauvreté plaide souvent pour des conditions qui rendent les services financiers moins chers pour les personnes marginalisées. Mais, à l'opposé, la durabilité oblige les institutions de micro-finance à respecter les règles du marché et à couvrir au moins les coûts de fonctionnement de leurs activités pour permettre leur pérennisation. Cette tendance à la commercialisation de la micro-finance, et donc à l'exigence d'une certaine efficacité financière, concourt-elle réellement à une inclusion des secteurs défavorisés dans leurs sociétés, s'interroge Julie Depelchin.

Soutenir les institutions d'épargne et de crédit qui, dans les pays en voie de développement, sont accessibles aux groupes socialement et économiquement défavorisés, c'est la mission que poursuit en Belgique la coopérative Alterfin. Interface vous en dresse le portrait. Autre présentation proposée au lecteur, celle d'Entraide et Fraternité, ONG catholique de coopération au développement qui soutient annuellement près de 150 actions de développement dans une trentaine de pays du tiers monde.

Les brèves d'Alterfinance sont quant à elles largement consacrées aux positions exprimées par les partis politiques francophones suite à la campagne lancée par le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF à propos des investissements des institutions financières dans l'industrie de l'armement et de leur politique d'investissement durable en général. L'idée d'un standard minimum à respecter par un fonds pour pouvoir être qualifié d'éthique, ainsi que l'exigence de transparence sur l'utilisation que les banques font de l'épargne que nous leur confions, semblent faire leur chemin dans la classe politique.

(Dépêche n° 43)

16/12/2004: Epargne opaque
En avril 2004, Netwerk Vlaanderen a publié un rapport d'enquête au sujet des investissements de cinq grandes banques actives en Belgique (Axa, Fortis, Dexia, ING et KBC) dans les industries qui fabriquent des armes "controversées" : mines antipersonnel, bombes à fragmentation, bombes à uranium appauvri ou armes nucléaires. Ce rapport a démontré que, directement ou indirectement, ces cinq institutions financières avaient des liens financiers avec 13 entreprises de ce secteur, à hauteur de 1,2 milliards d'euros.

Face à ce constat, les clients/épargnants de ces banques sont évidemment en droit de leur demander de se retirer de tout investissement ou financement dans de telles entreprises et d'élaborer et de mener une politique qui interdise tout lien financier futur de ce type. Mais, plus largement, la question posée est celle de l'information et du contrôle dont bénéficient les clients/épargnants à l'égard des investissements et des financements accordés par leur banque non seulement dans l'industrie de l'armement mais aussi dans d'autres entreprises peu soucieuses du respect des droits humains et de l'environnement : que fait ma banque de mon argent ?

Le R E S E A U FINANCEMENT ALTERNATIF, en collaboration avec le Mouvement International de la Réconciliation (MIR), le Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP) et la Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), lance en Communauté française une campagne de participation citoyenne, de sensibilisation et de coopération associative sur le thème de l'utilisation par les banques de l'épargne qui leur est confiée. Elle débute par une interpellation du monde politique pour connaître leur position à
propos des investissements des institutions financières dans l'industrie de l'armement et de leur politique d'investissement durable en général. Le MR ne nous a pas fourni de réponse.

Le cdH estime qu'il convient d'encourager les institutions financières à tenir compte des plus-values et moins-values sociétales liées au financement de leurs investissements et de prendre des mesures qui ont un caractère informatif (exemple : définition d'un label volontaire pour les produits de placement éthique) et un effet stimulant notamment en octroyant un avantage fiscal aux détenteurs de fonds de placement éthique et de produits d'épargne solidaire.

Pour ECOLO, les institutions financières doivent préciser leurs critères de financement et rendre publics les noms des sociétés qu'elles financent. Il faut par ailleurs favoriser le développement des placements éthiques. C'est dans cet esprit que Muriel Gerkens, députée ECOLO, a introduit une proposition de loi visant à instaurer des avantages fiscaux pour des placements favorisant le développement durable.

Enfin le PS considère que l'investisseur-consommateur doit pouvoir distinguer les investissements traditionnels des investissements "socialement responsable"(ISR). C'est d'ailleurs le sens de la proposition de loi socialiste, déposée au Sénat, instaurant un Conseil de l'ISR avec pour mission de déterminer ces critères sociaux, environnementaux et éthiques. Pour les socialistes également, les institutions financières doivent en outre être transparentes dans leur politique générale d'investissement, donc rendre publics les noms des sociétés qu'elles financent.

(Dépêche n° 42)

03/12/2004: Penser la responsabilité sociale des entreprises, de l’Europe aux Acteurs
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est aujourd’hui le terme couramment utilisé pour désigner des pratiques volontaires d’entreprises qui, tout en s’inscrivant dans le cœur des activités de l’entreprise, répondent à des attentes de parties prenantes dans et hors de l’entreprise et contribuent au développement durable.

Dans le cadre du processus de forum multi-parties prenantes initié par la Commission Européenne, pour stimuler le développement de la RSE, des tables rondes ont été organisées à Louvain et à Liège à la demande de la Secrétaire d’Etat fédérale, Madame Els VAN WEERT, en charge du Développement durable et de l’Economie sociale.

Le 13 décembre prochain de 14h à 18h aura lieu une dernière table ronde qui se tiendra à Bruxelles (ULB – Ecole de commerce Solvay, local AW 1.125, Av. Franklin D.Roosevelt 50, à 1050 Bruxelles).

Inscription gratuite mais obligatoire auprès de anne.peeters@cedac.be.

12/11/2004: Cohésion sociale
Le Forum du Conseil de l'Europe, auquel a participé le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF les 4 et 5 novembre derniers à Strasbourg, a reconnu la finance solidaire et la consommation responsable comme piliers de la cohésion sociale.

En mars 2004 le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, qui regroupe 46 pays, a adopté une nouvelle stratégie de promotion de la cohésion sociale. Dans ce cadre, le Conseil de l'Europe entend stimuler la dynamique de la finance solidaire et de la consommation responsable et créer une plate-forme européenne de dialogue politique entre les autorités publiques et ces secteurs.

La création d'un fonds d'expérimentation a été proposée, afin de permettre le développement de nouvelles initiatives favorisant la collaboration dans ces domaines. La plate-forme encouragera également les collaborations et les échanges entre ces secteurs et d'autres instances internationales telles que la Commission européenne, la Banque mondiale ou le Bureau International du Travail.

Cette nouvelle reconnaissance du rôle joué par finance solidaire survient à un moment où celle-ci connaît un développement important. On se souvient que le premier rapport du RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF sur l'investissement socialement responsable en Belgique avait notamment montré une évolution remarquable des produits financiers présentant un mécanisme de solidarité.

C'est à présent l'édition 2004 du Baromètre des finances solidaires proposé par Finansol - la Croix - Ipsos qui nous indique que les souscriptions vers des produits d'épargne solidaire ont, en France, triplé durant l'année 2003, sous l'effet notamment du développement de l'épargne salariale solidaire. En outre, plus d'un quart des Français (26%) ont déjà entendu parler d'épargne solidaire, soit 11 points de plus qu'en 2003.

(Dépêche n°41)

04/11/2004: AI CSRR - Association pour une recherche indépendante sur la responsabilité sociétale des entreprises
Un nouvel organisme est créé pour assurer la qualité de la recherche sur la responsabilité sociétale des entreprises

Des organisations européennes de recherche sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises créent l’association AI CSRR (Association for Independent Corporate Sustainability and Responsibility Research – Association pour une recherche indépendante sur la responsabilité sociétale des entreprises).

Le secteur de la recherche sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) poursuit son expansion en raison d’un intérêt grandissant de l’opinion européenne. Dans le même temps, les parties concernées exigent de la part des organisations de recherche davantage de qualité, de transparence et de professionnalisme. L’association AI CSRR a donc été créée pour développer et promouvoir des normes d’un haut niveau de qualité à l’intention des organisations actives dans ce domaine.

La transparence, l’ouverture et l'importance de rendre des comptes ont toujours été au centre des préoccupations de la recherche sur la RSE. La création de AI CSRR s’inscrit dans cette tradition. En assurant le développement d’un programme de normes de qualité volontaires (CSRR-QS 1.0 ou « Le Référentiel »), AI CSRR répondra aux besoins du secteur en termes de vérification indépendante.

Pour plus d'information:

Herwig Peeters, Président.
AI CSRR asbl, Rue du Progrès 333/7, B-1030 Bruxelles, Belgique.
T: +32 (0)2 206 11 14, F: +32 (0)2 206 11 10, M: +32 (0)478 44 14 78, herwig.peeters@csrr-qs.org ou info@csrr-qs
www.csrr-qs.org

21/10/2004: Canada dry
On connaît le label Ethibel octroyé aux fonds d'investissement socialement responsable (ISR) qui investissent uniquement dans des entreprises sélectionnées sur la base du modèle d'évaluation global d'Ethibel. A savoir une liste de contrôle détaillée de "critères de durabilité" dans quatre domaines : la politique sociale interne, la politique environnementale, la politique sociale externe et la politique éthico-économique.

La réputation de qualité de ce label, largement reconnue, vient d'être confortée par le gouvernement autrichien, qui a entamé une procédure pour attribuer son nouveau label "Environnement" à dix fonds de placement portant le label Ethibel. Cette reconnaissance officielle, au travers d'un label public, est importante pour le consommateur investisseur qui acquiert ainsi la certitude que ces produits financiers répondent à certaines caractéristiques précises. Que d'autres n'offrent pas.

C'est que tous les fonds qui se revendiquent de l'ISR, notamment ceux disponibles sur le marché belge, qui utilisent critères et méthodologies disparates, ne sont pas aussi exigeants que ceux labellisés Ethibel, loin s'en faut. D'autres usurpent carrément leur appellation: la couleur socialement responsable, le goût socialement responsable, mais...

Cette hétérogénéité croissante du marché ISR ne justifie-t-elle pas de déterminer des critères minimaux, objectifs et transparents, qui permettent de considérer un investissement comme socialement responsable ? Cette thèse est en tous cas soutenue par Christiane Vienne et Philippe Mahoux qui ont déposé une proposition de loi en ce sens. Elle est également partagée par Netwerk Vlaandren et le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF, qui, tout en formulant certaines remarques sur cette proposition, plaident eux aussi pour que des normes minimales soient déterminées.

(Dépêche n°40)

21/10/2004: Le marché du crédit à la consommation. La cohésion sociale en jeu
Le développement du marché du crédit à la consommation remplit une série de fonc­tions sociales et économiques. Cependant il contribue à générer un phénomène de su­rendettement qui, à son tour, est source d’exclusion sociale.

Des réponses sont venues depuis le début des années 1990 avec la réglementation rela­tive au crédit à la consommation, ainsi qu’avec les législations fédérales et régionales relatives au règlement collectif de dettes et à la création d’organismes spécialisés dans la mé­diation de dettes. Des réponses à l’inadéquation entre l’offre et la demande de crédit sont aussi venues du monde associatif, avec le développement d’initiatives pilotes en matière de crédit social, ainsi qu’avec la multiplication d’associations actives dans le domaine de l’éducation des consommateurs. D’un autre côté le secteur financier s’est vu reconnaître une responsabilité sociale en matière de services bancaires et d’accès au crédit.

Dans le Courrier hebdomadaire du CRISP n° 1848, Nadine Fraselle et Bernard Bayot examinent l’évolution récente du marché du crédit et ses conséquences sociales. Ils s’attachent à la problématique du surendettement des ménages à travers l’application de la loi du 5 juillet 1998 sur le règlement collectif de dettes et une approche comparative des législations communautaires et régionales sur la médiation de dettes. Enfin, ils examinent les tentatives de réponses apportées aux problèmes de l’exclusion sociale et la problématique de la responsabilité sociale et publique des dispensateurs de crédit.

14/10/2004: Enquête-consommateurs concernant l'investissement socialement responsable en Belgique
Ethibel a.s.b.l. organise, avec l’aide financière de la Fondation Roi Baudouin, une enquête d’opinion sur l’investissement responsable en Belgique.

La Belgique est pionnière en Europe en matière de fonds d'investissement durables comparés aux fonds traditionnels.
Même si son attrait augmente, l'investissement durable - dont la part de marché est de 1,5% - interpelle cependant un public relativement restreint.

Le projet ‘Les consommateurs ont la parole. Dialogue avec les consommateurs sur les investissements socialement responsables’ veut comprendre les motivations et les souhaits des investisseurs.

L’enquête est seulement accessible par internet: www.ethibel.org/enquete.

Le questionnaire est relativement court et ne prend que 10 à 20 minutes pour le compléter. La plupart des questions peuvent être répondues simplement en cochant.
Les réponses resteront confidentielles et anonymes. L’enquête sera cloturée le 30 novembre prochaine.

L’enquête se veut un sondage sur l’importance de l’éthique pour les épargnants/investisseurs individuels et sur la connaissance de l’investissement socialement responsable (ISR). Ensuite les préoccupations éthiques et les considérations non-éthiques qui prévalent sont sondées auprès les investisseurs socialement responsables. Enfin, l’appréciation de la communication sur les investissements éthiques et des fournisseurs d’information éthique’ est examinée.

30/09/2004: Objecteurs en marge
Dans les années '70, en Europe est né le phénomène de la "finance alternative" ou de l' "objection monétaire", comme on l'appelait à cette époque, fondée sur des valeurs sociales, solidaires et respectueuses de l'environnement. Interface lui consacre son dernier numéro.

Giovanni Acquati, qui retrace l'histoire italienne, nous explique en quoi il est paradoxal d'utiliser le terme "éthique" lorsqu'on parle de banque ou de finance car, écrit-il, "l'argent affecté à l'épargne devrait par essence avoir une valeur sociale, dans le sens où il s'agit d'un bien possédé par l'un en quantité supérieure qui est prêté à un autre qui n'en a pas". Et d'opposer le bien commun, la transparence et le contenu au triptyque profit-secret-garantie qui caractérise toujours davantage notre système financier.

En Belgique francophone, c'est Crédal qui fait figure de pionnier et Michel Genet nous rappelle les trois motivations qui ont présidé à sa création, avant d'analyser ce que celles-ci sont devenues au long des 20 ans d'existence de cette coopérative de crédit.

Ces objecteurs sont-ils condamnés à rester en marge du système financier ? Selon Bernard Bayot, ces structures ont, au cours des années, démontré deux choses : leur expertise et leur nécessité. "Encore faut-il - écrit-il - qu'elles leur soient reconnues et les spécificités qu'elles développent prises en considération dans un statut légal adéquat".

Un vœu que ne semble malheureusement pas rencontrer la proposition de nouvelle directive bancaire déposée par la Commission européenne le 14 juillet dernier. Aux yeux de Malcolm Lynch, qui fait une analyse critique et détaillée de cette proposition, celle-ci apparaît comme "une occasion manquée de créer un environnement compétitif pour les services financiers destinés aux exclus sur les plans social et financier".

Des brèves de finance éthique et solidaire clôtureront comme à l'habitude votre lecture.

(Dépêche n° 39)

16/07/2004: Bouquet de juillet
Les sénateurs ne sont pas encore partis en vacances ! Pour preuve ce bouquet de propositions de loi déposées en matière d'investissement socialement responsable (ISR), quelques jours à peine après que le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF ait rendu public son premier rapport sur l'ISR en Belgique et qu'il ait été auditionné à ce sujet en commission du Sénat.

D'abord, la proposition de loi de Philippe Mahoux visant à interdire le financement direct ou indirect de la fabrication, l'utilisation ou la détention de mines antipersonnel. On se souviendra que le 1er juillet dernier a été votée la loi relative à certaines formes de gestion collective de portefeuilles d'investissement, dont l'article 67 dispose qu'il est interdit à un organisme de placement collectif (OPC) d'acquérir des titres d'une société dont l'activité consiste en la fabrication, l'utilisation et la détention de mines antipersonnel. La proposition qui vient d'être déposée complète cette disposition en érigeant le financement de ces activités en infraction pénale et en faisant tomber les capitaux et les biens provenant de ce financement sous le coup de la loi relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme.

Ensuite, une proposition de loi déposée par Christiane Vienne et Jean Cornil, qui, conformément à une recommandation formulée par la Commission européenne en 2001, vise à instaurer la prise en considération des aspects environnementaux dans les comptes annuels et rapport de gestion des sociétés. Selon ses auteurs, il convient en effet d'harmoniser et d'accroître la quantité, la transparence et la comparabilité des données environnementales contenues dans ces comptes et rapport afin de fournir une complète information de l'incidence des risques et charges environnementaux sur la
situation financière de la société, de son approche des questions d'environnement et de ses performances en ce domaine, dans le mesure où ces éléments pourraient avoir des conséquence sur sa situation financière.

Enfin, Christiane Vienne et Philippe Mahoux, constatant que le secteur de l'ISR ne bénéficie d'aucun statut légal particulier et que les critères sociaux, éthiques ou environnementaux sont fixés de manière disparate, ont déposé une proposition qui vise à instituer un Conseil de l'investissement socialement responsable. Cet organisme consultatif, composé des acteurs du secteur de l'ISR, de représentants du monde financier, de représentants des consommateurs et de représentants d'associations de travailleurs et d'employeurs, serait chargé de diverses missions. Notamment de déterminer les critères objectifs et transparents permettant de considérer un investissement comme socialement responsable, d'assurer le contrôle de l'utilisation du terme "produit éthique" et de rechercher et rassembler une documentation sur les problèmes relatifs à l'ISR, en particulier, suivre et encourager les travaux de recherche y afférents ainsi que coordonner et harmoniser les actions d'information entreprises en faveur des investisseurs socialement responsables. Pour que les investisseurs intègrent les divers enjeux du développement durable, il importe en effet, jugent les auteurs de cette proposition, de les informer et de les conseiller de la manière la plus complète et la plus objective possible sur les services et les produits des marchés financiers afin d'assurer une meilleure protection de leurs intérêts.

Des initiatives à suivre attentivement, passée la torpeur estivale.

(Dépêche n° 38)

16/07/2004: Forum
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) doit-elle être promue par le biais de mesures contraignantes ou faut-il laisser les entreprises agir de leur propre initiative ? Telle est la principale question soulevée dans les conclusions finales du Forum plurilatéral européen sur la RSE, présidé par la Commission européenne, qui a rassemblé des organismes européens représentatifs des employeurs, des syndicats et des ONG en vue de favoriser l'innovation, la convergence et la transparence dans les pratiques et outils existants en matière de RSE.

En ce qui concerne en particulier l'investissement, le Forum constate que des facteurs non financiers à long terme sont pris en considération par un nombre sans cesse croissant d'investisseurs. Au nombre de ces facteurs figure l'investissement socialement responsable (ISR), qui devient ainsi un vecteur de plus en plus important de la RSE. Le Forum recommande dès lors que des informations relatives aux fonds ISR et aux autres fonds ainsi qu'à leur approche de la RSE (pour les fonds et les indices, leur méthodologie et critères d'investissement) soient recueillies et rendues accessibles, de sorte que les investisseurs potentiels et les sociétés, puissent les comprendre, les évaluer et mieux les utiliser.

Une recommandation à propos de laquelle certains pays de l'Union européenne ont d'ores et
déjà choisi la voie de la contrainte en prévoyant des obligations de transparence dans leur propre législation. Ainsi, pour ne citer que les deux exemples les plus récents, l'amendement à la loi sur les pensions complémentaires qui vient d'être approuvé en commission du Sénat italien et qui contraint les organismes de pension à exposer dans leur rapport annuel si et dans quelle mesure ils ont pris en considération des critères sociaux, éthiques et environnementaux dans la gestion de leurs ressources financières - ce qui est déjà le cas dans d'autres pays comme la Belgique - ainsi que dans l'exercice des droits liés aux titres en portefeuille - ce qui est plus novateur.

De même, la loi belge que la Chambre vient de voter ce 1er juillet et qui prévoit que le prospectus qui doit être publié avant toute offre publique de titres d'un organisme de placement collectif (OPC) doit préciser dans quelle mesure sont pris en compte les aspects sociaux, éthiques et environnementaux, dans la mise en oeuvre de la politique d'investissement de cet organisme.

L'obligation de transparence posée, deux autres questions surgissent, celles du contrôle de l'information fournie et de l'imposition d'un standard minimum qui permette à des produits financiers de se déclarer socialement responsables. Qui ouvrent de nouveaux débats.

(Dépêche n° 37)

06/07/2004: Transparence et interdiction
Ce 1er juillet, la Chambre a voté à l'unanimité le projet de loi relatif à certaines formes de gestion collective de portefeuilles d'investissement. Deux dispositions méritent d’être relevées ici.

La première concerne le prospectus. Une offre publique de titres d’un organisme de placement collectif (OPC) ne peut être effectuée qu’après qu’un prospectus ait été rendu public. L’article 52 de la nouvelle loi prévoit que ce prospectus doit préciser dans quelle mesure sont pris en compte les aspects sociaux, éthiques et environnementaux, dans la mise en oeuvre de la politique d’investissement.

L’article 67 dispose quant à lui qu’il est interdit à un OPC d’acquérir des titres d’une société de droit belge ou de droit étranger dont l’activité consiste en la fabrication, l’utilisation et la détention de mines antipersonnel. Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas aux organismes de placement dont la politique d’investissement, conformément à leurs statuts ou à leurs règlements de gestion, a pour objet de suivre la composition d’un indice d’actions ou d’obligations déterminé.

06/07/2004: Vote historique: la taxe Tobin-Spahn !
Ce 1er juillet, la Chambre a voté la proposition de loi « Tobin-Spahn » sur l’instauration d’une taxe sur les transactions monétaires. La Belgique est donc le premier pays au monde à voter un tel texte législatif.

Cette taxe, qui touchera toutes les transactions monétaires de plus de 10000 euros, permettra de lutter contre les crises financières génératrices de désastres économiques et sociaux et dégagerait au niveau mondial environ 50 milliards de dollars annuels qui pourraient contribuer au financement du développement des pays du Sud.

Ce vote est le résultat de cinq ans de campagnes menées par les réseaux francophone et néerlandophone contre la spéculation financière en collaboration étroite avec le groupe interparlementaire « Tobin ».

Le texte belge va dès à présent circuler parmi les parlementaires et les associations des autres pays de l’Union européenne. La taxe ne sera en effet instaurée que lorsque tous les pays de la zone euro auront voté un texte similaire. Depuis quelques mois, un réseau associatif européen est déjà en place et se prépare à mener des campagnes d’information et de pression politique sur la base de ce texte, considéré comme le plus abouti existant actuellement sur ce thème.

Le réseau « Action contre la spéculation financière » se réjouit du fait que la Belgique, comme pour l’interdiction des mines anti-personnel, se pose en pionnière et donne l’impulsion à un mouvement qui devrait bien vite s’internationaliser.

Contacts : Isabelle Franck, 0485/148 630 ou Fabrice Collignon, 0486/674 472
http://www.entraide.be/entraide/actions/tobin.htm

25/06/2004: Tire ton plan !
Aux alentours de mi-septembre prochain, le gouvernement fédéral adoptera le Plan fédéral de développement durable 2004-2008. Avant cette adoption, la population a été consultée sur l'avant-projet dans le but d'améliorer celui-ci. Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF et Netwerk Vlaandren, les deux réseaux belges actifs dans le domaine de la finance éthique et solidaire, ont réagi ensemble à cet avant-projet et formulé de nombreuses propositions concrètes qu'ils suggèrent d'insérer dans le Plan. Ils les ont rappelées mercredi lors d'une audition devant la Commission Finances et Affaires économiques du Sénat, consacrée au rapport 2004 sur l'investissement socialement responsable en Belgique réalisé par le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF ainsi qu'à la campagne " Mon argent. Sans scrupules ? " menée par Netwerk Vlaanderen.

Ces propositions sont réparties en quatre chapitres : le consommateur durable en tant qu'épargnant/investisseur, le consommateur durable en tant qu'utilisateur des circuits de paiement, l'investisseur socialement responsable et les pouvoirs publics.

Dans l'état actuel des choses - constatent-ils -, l'épargnant ou l'investisseur conscient en matière de développement durable ne reçoit pas l'information à laquelle il a droit. Et de proposer que des rapports sociaux, environnementaux et éthiques soient fournis par les entreprises et que le monde financier soit contraint à faire rapport sur la prise en compte de critères sociaux, environnementaux et éthiques dans sa politique d'investissement et dans l'exercice des droits de vote lors des assemblées générales des entreprises dans lesquelles il investit.
Les services bancaires de base sont devenus essentiels à la gestion des finances d'un ménage ; il est demandé que la loi relative aux services bancaires de base soit non seulement appliquée et régulièrement évaluée mais également complétée. En matière de crédit, les signataires rappellent que la qualité de celui-ci importe autant que son existence même et proposent la mise en place d'indicateurs pertinents à cet égard ainsi que d'un mécanisme de compensation entre les opérateurs de crédit.

Ils suggèrent ensuite des mesures de soutien à l'investisseur socialement responsable comme l'élaboration de normes minimales à respecter par les institutions bancaires, l'encouragement de l'investissement direct dans l'économie, l'élaboration de fonds pour une économie durable, la création d'une Pricaf solidaire ou encore la mise en place des conditions légales permettant la création d'institutions financières aux objectifs clairs et explicites sur le plan éthique et socio-écologique.

Les pouvoirs publics devraient enfin donner l'exemple par la définition d'une politique globale d'investissement de l'argent public dans des fonds éthiques et d'une politique d'investissement qui tienne compte de critères sociaux, environnementaux et éthiques dans les fonds au sein desquels ils sont un partenaire important. Et conditionner l'octroi de garanties pour la couverture des risques dans le domaine de l'exportation, de l'importation et des investissements à l'étranger au respect des conventions internationales et des réglementations ou codes de conduite de l'OCDE.

(Dépêche n° 36)

25/06/2004: Mouvement d'éthique
Une semaine après qu'ait été rendu public le premier rapport réalisé par le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF sur l'investissement socialement responsable en Belgique, Interface vous en propose une synthèse.

La revue trimestrielle consacrée à la finance éthique et solidaire se compose en effet de deux cahiers dans sa livraison de juin. L'un de ceux-ci met donc en évidence, sur huit pages et avec l'appui de 10 graphiques, les éléments essentiels révélés par ce rapport dont la presse s'est déjà largement fait l'écho. Une lecture claire et rapide pour les pressés, mais peut-être aussi une mise en bouche et une invitation à l'approfondissement et à la découverte du rapport lui-même ou, à tout le moins, de son executive summary.

Le second cahier est une bonne illustration du premier, qui met notamment en évidence la campagne, à haute valeur symbolique, menée par Netwerk Vlaanderen (NV). Sous le titre provocateur " Mon argent. Sans scrupules ? ", nos confrères flamands demandent aux banques de tenir compte des conséquences de leurs investissements pour l'être humain et l'environnement. Et les incitent à mener une politique d'investissements éthiques et durables non seulement pour leurs produits spécifiquement éthiques mais aussi pour l'ensemble de leur portefeuille d'investissement.

Pour illustrer leur propos, ils se sont attachés à déterminer les liens financiers entre les cinq plus
grands groupes bancaires en Belgique et onze producteurs d'armes. Dans un premier dossier réalisé sur ce thème en octobre 2003, NV a mis en évidence le fait qu'ils investissaient plus de 1,5 milliard de dollars dans ce secteur. Puis est venu au printemps ce deuxième dossier spécifiquement consacré à quatre types d'armement très controversés : les mines anti-personnels, les bombes à fragmentation, les armes nucléaires et les armes à base d'uranium appauvri. Ses conclusions sont sans appel, chacune des cinq banques analysées investissait, au moment de la sortie du rapport, dans chacun de ces quatre types d'armement !

De quoi donner du poids à ceux qui revendiquent plus de transparence sur la manière dont sont pris en compte des critères éthiques, sociaux et environnementaux dans les politiques d'investissement, non seulement des fonds de pension et des organismes de placement collectif - le Sénat belge vient d'adopter un bout de loi en ce sens - mais aussi des banques. Et, tant qu'à faire, pourquoi ne pas également être transparent sur la prise en considération de ces critères dans l'exercice des droits de vote liés aux titres en portefeuille ? La 11ième commission du Sénat italien vient en tous cas d'approuver un amendement à la loi sur les pensions complémentaires, qui va en ce sens, comme nous le révèle la lecture de cet Interface. Vous terminerez celle-ci par un article qui vous invite à découvrir ce membre du RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF qu'est la Ligue des Familles.

(Dépêche n° 35)

11/06/2004: Deux milliards socialement responsables
L'investissement socialement responsable (ISR) n'est pas un phénomène nouveau ! Les premiers fonds éthiques sont apparus dans les années 1920 aux Etats-Unis, sous la pression des congrégations religieuses qui refusaient d'investir dans des " actions du péché " (sin stocks).

Toutefois, c'est à partir des années 90 que ce concept va connaître une évolution fulgurante, symptomatique d'une société en quête de développement durable. La Belgique n'a pas échappé à cet engouement pour l'ISR. Ce ne sont pas moins de 70 produits ISR qui sont aujourd'hui disponibles sur le marché belge, totalisant un encours de plus de deux milliards d'euros.

Cette évolution rapide ne semble pas prête de s'éteindre: les analystes prédisent des développements quantitatifs importants dans les années à venir. Il manquait dans ce contexte un outil de référence qui donne, chaque année, une photographie aussi fidèle que possible de ce marché ISR belge. Les pouvoirs publics y ont pourvu en confiant cette tâche au RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF.

Un premier rapport annuel a été rendu public hier, qui comporte deux parties. La première brosse le contexte législatif et politique dans lequel se meut l'ISR : elle détaille les lois, initiatives et propositions que connaît notre pays, mais donne également un aperçu international qui, sans être exhaustif, se veut aussi large que possible. L'Union européenne est évidemment amenée à jouer un rôle important dans le
domaine de l'ISR. Mais d'autres acteurs, institutions internationales et organisations privées, ont également une influence certaine. Les initiatives prises par les uns et les autres sont analysées, sans oublier les exemples étrangers, privés et publics, exemplaires et susceptibles de fournir une source d'inspiration aux acteurs belges.

La deuxième partie contient une analyse chiffrée du marché ISR belge dans le contexte international, qui ambitionne, au travers de vingt-quatre indicateurs et cinquante et une figures, d'offrir l'image la plus fidèle et pertinente de celui-ci. Que représente l'ISR, quelles sont les formes d'investissement utilisées, quels sont les acteurs dominants sont quelques unes des questions analysées sur le plan financier. Comment s'opère la sélection éthique, sur base de quels critères et méthodologies - s'interrogent notamment les auteurs en examinant la qualité éthique de l'ISR belge. Et enfin, sont abordés les aspects solidaires : quels sont les mécanismes utilisés, les produits proposés et quelle est la destination de l'argent de cette solidarité.

Ce rapport, qui fera l'objet d'une audition en commission du Sénat le 23 juin prochain, est un outil, à mettre entre toutes les mains, en particulier celles des acteurs qui pèsent sur l'ISR, privés ou publics, qui peut-être partageront certaines des conclusions que cette analyse a nourries.

Vous pouvez télécharger le rapport ainsi que l'executive summary en français et en néerlandais dans la rubrique Publications/ publications du RESEAU / 2004 de ce site!

(dépêche n° 34)

28/04/2004: Le printemps de l'activisme actionnarial
L'activisme actionnarial, encore timide en Europe, semble prendre des couleurs. C'est en tous cas l'impression qui ressort de trois événements récents : une déclaration d'intention de Dexia Asset Management (Dexia AM), la dernière assemblée générale d'Eurotunnel ainsi que la campagne de Netwerk Vlaanderen sur l'implication dans l'industrie de l'armement des cinq grandes institutions financières actives en Belgique.

L'activisme actionnarial consiste à exercer son pouvoir d'actionnaire, par le biais de son droit de vote, aux assemblées générales des entreprises cotées en bourse. Un objectif poursuivi peut être d'améliorer le comportement éthique, social et/ou écologique de l'entreprise dont on est actionnaire, en favorisant le dialogue avec les dirigeants, en exerçant des pressions, en soutenant une gestion responsable, en proposant et en soumettant au vote des assemblées générales annuelles des préoccupations sociétales....

Le 8 mars 2004, Dexia AM, qui gère au total 62 milliards d'euros, dont 3,1 milliards d'euros d'investissement socialement responsable (ISR), montant qu'elle espère doubler dans les deux ans, a décidé d'exercer activement ses droits de vote liés aux actions qu'elle gère pour le compte de ses clients, lorsque ceux-ci ont trait aux actions d'entreprises européennes de premier plan, soit quelque 50% de ses actifs sous gestion en fonds d'actions.

Pour l'ensemble des entreprises visées, cette politique de vote repose sur quatre principes de gouvernement d'entreprise : (1) protection de tous les droits des actionnaires selon la règle "une action - un vote - un dividende", (2) garantie d'égalité de traitement des actionnaires, y compris les actionnaires minoritaires et étrangers, (3) communication d'informations financières correctes et transparence, et (4) responsabilité et indépendance du conseil d'administration.

Lorsqu'il s'agit de fonds de développement durable, Dexia AM s'engage en outre à voter en faveur de résolutions respectant les principes d'un tel développement (bonnes conditions de travail, respect de l'environnement, intégration de valeurs éthiques, politique sociale externe homogène). Pour ses décisions de vote, Dexia AM s'informera des recommandations des agences de notation ISR avec lesquelles elle collabore.

Par ailleurs - prémisse d'un activisme actionnarial solidaire ? - Love money pour l'Emploi est intervenu à l'assemblée générale d'Eurotunnel le 7 avril dernier, en pleine fronde des actionnaires qui ont destitué le conseil d'administration, pour demander à ceux-ci de reverser dans la finance solidaire 5% des plus values espérées de l'action.

Enfin, pour accroître la pression sur les banques qui investissent dans les fabriques d'armes, Netwerk Vlaanderen et les associations pacifistes flamandes se proposent d'acquérir une action de chaque institution et d'exposer leur point de vue aux assemblée générales des actionnaires.

Le printemps point.

(Dépêche n° 33)

31/03/2004: Du souffle !
Un question a retenu l'attention des rédacteurs de l'Interface n°20 publié par le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF: comment influencer le processus de mondialisation au travers du développement durable et de la finance solidaire ?

Première approche: une brochure éditée par le Réseau Financement Alternatif dans le cadre de l'avant-projet de plan fédéral de développement durable 2004-2008. La finance éthique & solidaire peut-elle favoriser le développement durable ? Découvrez une ébauche de réponse à cette question au travers des 35 propositions contenues dans cette brochure et participez à la consultation en exprimant votre avis sur le sujet.

Deuxième approche : Henri Rouillé d'Orfeuil nous expose ce projet de système financier solidaire mondial qui hante les esprits depuis le deuxième forum social mondial qui s'est tenu à Porto Alegre en janvier 2002. Les acteurs financiers solidaires, écrit-il, poursuivent un double objectif : celui de construire des circuits financiers permettant de répondre aux problèmes immédiats de la majorité exclue du jeu de la finance et de l'économie et celui d'interpeller une logique vieille de plus de cinq siècles qui, grâce à l'accélération
de la mondialisation, s'impose aujourd'hui à l'ensemble du monde en toute irresponsabilité sociale et environnementale. Et d'expliquer que l'attention et les efforts des financiers solidaires se concentrent en 2003 et 2004 sur le développement de la concertation et de la coopération européennes.

L'occasion pour Interface de demander à Jean-Paul Vigier de présenter ce projet de banque européenne alternative que porte la Fédération Européenne de Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA). La vocation fondamentale de celle-ci, explique-t-il, est de mettre en place des institutions financières européennes de qualité, formant une ossature solide au réseau en développement des organisations locales.

Une fiche consacrée à l'Association Internationale des Investisseurs dans l'Économie sociale (INAISE), une présentation des Magasins du monde Oxfam ainsi que de nombreuses brèves de finance éthique & solidaire, sans oublier un agenda, complèteront votre lecture.

(Dépêche n° 32)

31/03/2004: Insaisissabilité
La Chambre a adopté le 25 mars dernier le projet de loi rendant insaisissables certains montants versés sur des comptes bancaires.

Les personnes lourdement endettées, dont le compte bancaire est saisi, pourront ainsi disposer à l'avenir, pour survenir à leurs besoins élémentaires, des sommes insaisissables versées sur ce compte.

Il s'agit là d'une des causes d'exclusion bancaire mises en évidence dans une étude réalisée par le Réseau Financement Alternatif en 2001. L'année dernière, la loi sur le Service bancaire de base, s'était attaquée à cette autre cause d'exclusion qu'est la restriction de l'offre bancaire.

Il reste à régler cet autre problème lié au système de "compensation contractuelle" qui permet aux banques de prélever sur un compte, y compris sur les sommes insaisissables, les sommes que leur doit son titulaire.

17/03/2004: Pricaf solidaire
Madame et Messieurs Annemie Roppe, Charles Picqué et Eric Massin ont déposé aujourd'hui devant la Chambre une proposition de loi modifiant la loi du 4 décembre 1990 relative aux opérations financières et aux marchés financiers, visant à créer une nouvelle catégorie d'organismes de placement collectif (OPC), dénommée Pricaf solidaire, et portant des dispositions fiscales diverses.

Une pricaf est un OPC à nombre fixe de parts dont l'objet exclusif est le placement collectif, pour une durée déterminée, dans des instruments financiers émis par des sociétés non cotées et par des sociétés en croissance. Et les auteurs de la proposition de loi de plaider pour que la législation sur les OPC soit complétée en créant la Pricaf solidaire, véhicule financier spécifique à l'économie sociale, qui favoriserait les prises de participation dans ce secteur.

C'est que depuis une vingtaine d'années - rappellent-ils -, l'économie sociale a démontré qu'il était possible d'entreprendre autrement. Il y a une grande diversité de façons d'entreprendre sous la bannière de l'économie sociale, mais un même objectif : donner la priorité à l'emploi sur le capital et à la prestation de services de qualité à la communauté plutôt qu'à la seule recherche du profit. Fondée sur une autonomie de gestion, sur la transparence, sur un processus de décision démocratique, sur la durabilité, l'économie sociale a, par exemple, façonné ces nouvelles coopératives qui mettent en avant l'autogestion économique, les associations d'insertion sociale qui veulent réintégrer dans le circuit professionnel les exclus, les organisations de financement alternatif et de commerce équitable, ou encore les coopératives qui veulent protéger l'homme et l'environnement.

Conscient des opportunités sociales et économiques qu'offre ce modèle d'économie, le précédent gouvernement a lancé un signal politique clair en créant le Fonds de l'économie sociale et durable qui dispose de 75 millions d'euros. La proposition de Pricaf solidaire vise elle-aussi à donner un signal politique clair à ce secteur en se concentrant sur la création d'OPC actifs dans l'économie sociale.

Les Pricaf solidaires devront investir leur capital dans l'économie sociale et, sur le plan fiscal, les investisseurs bénéficieront d'une réduction d'impôt immédiate égale à 5% des sommes versées pour une période d'au moins 5 ans (soit un avantage fiscal équivalent à 1 % par an). La réduction d'impôt ne peut excéder 210 euros (actuellement 250 euros avec l'indexation) par période imposable. Chaque conjoint a droit à la réduction si les obligations sont émises à son nom propre. Sur le plan juridique, la pricaf solidaire présentera pour l'investisseur, par rapport à un investissement direct, les avantages classiques d'un organisme de placement collectif, à savoir la répartition du risque et le fait que la gestion de ses avoirs est déléguée à une structure professionnelle.

Le moindre avantage de cette proposition, qui consacre encore un peu plus l'économie sociale comme modèle économique à part entière, n'est pas de laisser l'initiative à ces acteurs de base que sont les épargnants et les coopératives de crédit de financer l'économie sociale au gré des besoins que connaît celle-ci. Une proposition qui répond à la demande formulée par le secteur dans le mémorandum qu'il a rédigé en juin dernier.

(Dépêche n° 31)

08/03/2004: Durable
Aux alentours de mi-septembre 2004, le gouvernement fédéral adoptera le Plan fédéral de développement durable 2004-2008 qui engagera le pouvoir fédéral dans toutes ses composantes. Avant cette adoption, la population est consultée sur l\'avant-projet dans le but d\'améliorer celui-ci.

Le développement durable a été défini par la Commission Brundtland (1987) comme un processus d\'évolution durant laquelle l\'exploitation des ressources, l\'orientation des investissements, l\'avancement du développement technologique et les transformations institutionnelles sont conformes à nos besoins aussi bien futurs que présents.

L\'existence et l\'essor d\'une finance éthique et solidaire est indispensable à un tel développement durable, c\'est ce que semble consacrer - encore timidement, il est vrai - l\'avant-projet de plan fédéral de développement durable. Pour renforcer cette tendance, le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF vous convie à débattre de 35 propositions qui, en matière de finance éthique & solidaire, peuvent contribuer à un développement durable et, à ce titre, être insérées dans le plan. Elles portent sur l\'accès aux services bancaires de base et à un crédit approprié ainsi que sur l\'investissement socialement responsable.

Certaines font d\'ores et déjà l\'objet de propositions de loi, comme la protection contre la saisie et la compensation dont devraient continuer à bénéficier les revenus essentiels déposés sur un compte en banque ou encore l\'obligation de respecter des critères sociaux et environnementaux pour bénéficier des garanties publiques accordées pour des investissements à l\'étranger.

D\'autres idées sont également lancées. Ainsi en va-t-il, par exemple, de l\'instauration d\'un mécanisme de compensation pour favoriser la prise en charge d\'une offre de crédit approprié par certains opérateurs, du lancement par les pouvoirs publics d\'un label volontaire pour les placements éthiques, de l\'obligation faite aux fonds de pension d\'investir un pourcentage donné de leurs capitaux dans des fonds éthiques, de la contrainte de rapportage social et environnemental imposée aux entreprises, de l\'obligation faite aux banques de rendre public la composition de leur portefeuille d\'investissement ou encore de la reconnaissance d\'un statut particulier aux intermédiaires financiers qui développent leur expertise depuis de nombreuses années dans le secteur de l\'économie sociale.

Autant de thèmes de débats ! Donnez-nous votre avis, vous pouvez réagir jusqu\'au 30 avril 2004. Le RESEAU FINANCEMENT ALTERNATIF rassemblera vos réactions et les adressera au Service public fédéral de programmation Développement durable dans le cadre d\'une note collective que vous pourrez consulter sur notre site dès le 15 mai 2004.

(Dépêche n° 30)

04/03/2004: Retraites éthiques
En France, une loi du 17 juillet 2001 a créé le Fonds de Réserve pour les retraites (FRR), établissement autonome, dont l’objectif est de passer le cap du choc démographique en accumulant des réserves pour les distribuer au-delà de 2020 au bénéfice des régimes général et alignés de pension.

Les orientations générales de la politique de placement du Fonds affirment un certain nombre de principes fondateurs de "l’identité" du FRR, en tant que grand investisseur institutionnel agissant pour le compte et dans l’intérêt de la collectivité.

La contribution des investissements du Fonds au financement des acteurs économiques, en particulier des entreprises, le respect d’un certain nombre de valeurs collectives considérées comme favorables à un développement durable sur les plans économique, social et environnemental, la promotion des meilleures pratiques en matière de transparence du gouvernement des entreprises constituent ainsi pour le FRR des enjeux importants.

Toutefois, faute d'un processus d'investissement standardisé et homogène en matière d'investissement socialement responsable (ISR), le FRR a opté pour la méthode progressive en décidant, dans un premier temps, de concentrer son approche ISR sur ses mandats concernant les grandes capitalisations européennes.

Une "poche" ISR, dont le montant n'est pas encore déterminé, sera en revanche lancée à la fin 2004 ou au début 2005, avec un processus d'investissement véritablement labellisé ISR, a annoncé mercredi Antoine de Salins, membre du directoire du FRR, lors d'une conférence organisée par l'agence Novethic.

D'ici là, le FRR appliquera une approche "socialement responsable" à ses mandats actions regroupant les larges capitalisations européennes de la zone euro et hors zone euro. Ces mandats, qui totalisent un peu moins de trois milliards d'euros, représentent environ 18% des réserves du Fonds qui s'élèvent aujourd'hui à environ 16,5 milliards d'euros et devraient atteindre 19 milliards d'ici la fin de l'année.

Dans cette perspective, le Fonds exigera certains engagements des gérants qu'il aura choisis pour les lots concernés par l'ISR.

Ils auront une obligation de recherche et d'analyse sur le comportement social et environnemental des entreprises, afin de faciliter les processus de sélection mais aussi de déterminer les critères non financiers les plus pertinents.

Ils devront prendre en compte progressivement ces critères mais aussi prendre un engagement de "reporting" sur la manière dont ils auront intégré ces critères dans leur processus de gestion. Ils devront également rendre compte des résultats de l'application des filtres ISR sur leur portefeuille, en terme de composition, de performance et de risque.

Les gérants devront enfin partager avec le FRR leurs informations, leur expérience et leur méthodologie afin de permettre au Fonds de construire sa propre méthode.

(Sources: Réseau Financement Alternatif et Reuters)

04/03/2004: L'Europe s'engagera-t-elle ?
La Fédération Européenne de Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA) et la Société Européenne Finance Ethique et Alternative (SEFEA) ont été présentées hier au Parlement Européen.

Elles ont proposé à cette occasion que les Institutions Européennes (Commission et Parlement) prennent en compte et soutiennent la finance éthique et solidaire et le commerce équitable. Ces deux propositions de règlement s’inscrivent dans le droit fil de la motion adoptée par le Parlement italien, qui vise à reconnaître officiellement la valeur sociale des initiatives de finance éthique et solidaire.

Leur volonté est d’initier un débat entre les institutions européennes et les acteurs de la finance éthique et solidaire en vue d’élaborer ce cadre normatif.

01/03/2004: Entreprise durable et responsable
Le 6 janvier dernier, le PS et le SPA ont déposé une proposition de loi liant l’octroi d’aides publiques belges destinées à des investissements à l’étranger à des normes d’entreprise durable et responsable. Cette proposition, plus large que la proposition d’Ecolo (voir Dépêche n&