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SUITES
LEGISLATIVES
Service bancaire de base
La loi
du 24 mars 2003 instaurant un service bancaire de base, est entrée
en vigueur le 1er septembre 2003 (voir l'arrêté royal du 7 septembre
2003 portant certaines mesures d'exécution de cette loi) :
- tout consommateur a droit au service bancaire de base, auprès de
la banque de son choix, s'il ne dispose pas, dans la même banque ou
dans une autre, d'autres comptes dont le solde créditeur cumulé moyen
annuel dépasse 2.500 €, ou d'autres produits liés, autres que des
assurances,
- la demande d'ouverture d'un compte se fait grâce à un formulaire
que chaque banque met à la disposition de sa clientèle,
- le service bancaire de base est facturé 12 € par an (adapté chaque
année à l'indice des prix à la consommation),
- il comprend les opérations suivantes : l'ouverture, la gestion
et la clôture d'un compte à vue, la mise à disposition de virements
pouvant être effectués à la main et également de façon électronique
en fonction de l'établissement de crédit, la possibilité d'effectuer
des ordres permanents de paiement et de domicilier des factures, la
possibilité d'effectuer des dépôts en Belgique (par dépôt, il faut
entendre notamment : le dépôt d'espèces, l'inscription en comptes
de chèques et de chèques circulaires), la possibilité d'effectuer
des retraits en Belgique (36 opérations manuelles de débit par an
si une carte de débit, destinée uniquement à l'utilisation en Belgique
et limitée ou non aux automates privatifs de la banque qui gère le
compte, est mise à la disposition du titulaire du service bancaire
de base, 72 opérations manuelles dans le cas contraire), la mise à
disposition d'extraits de compte en Belgique sur une base périodique
(lorsqu'il n'y a pas de mise à disposition électronique d'extraits
de compte, des extraits de compte sont au moins mis à disposition
tous les quinze jours au bureau de domiciliation ou à l'agence),
- le service bancaire de base n'autorise pas à aller en négatif,
- il est créé un Fonds de compensation, géré par la Banque Nationale
de Belgique, au financement duquel doit contribuer chaque banque :
celles qui gèrent, en pourcentage, un nombre de services bancaires
de base proportionnellement supérieur à leur importance économique
sur le marché belge peuvent demander l'intervention de ce Fonds,
- afin de régler les éventuels litiges entre le consommateur et la
banque, une procédure de plaintes extrajudiciaire est instaurée qui
prévoit la mise en place d'un organisme indépendant (pas encore constitué),
- les consommateurs, le Ministre qui a les Affaires économiques dans
ses attributions, les associations professionnelles ou interprofessionnelles
ayant la personnalité civile et les associations ayant pour objet
la défense des intérêts de consommateurs et jouissant de la personnalité
civile peuvent former une action en cessation devant le Président
du tribunal de commerce,
- sont punis d'une amende de 500 à 20.000 € ceux qui contreviennent
aux dispositions de la loi et ceux qui ne se conforment pas au dispositif
d'une décision judiciaire rendue sur une action en cessation.
Saisie, cession et compensation
Le 20 mars 2003, le Sénat a adopté la proposition
de loi Mahoux/Poty qui étend la protection des revenus périodiques
(rémunération, pension, allocation de chômage, …) contre la saisie et
la cession durant trente jours à dater de leur versement sur un compte
bancaire. Le texte n'a pu malheureusement être adopté par la Chambre
avant le terme de la législature.
En septembre 2003, la députée Karine Lalieux a déposé une proposition
de loi plus complète, qui vise à :
- protéger les revenus périodiques (rémunération, pension, allocation
de chômage, …) contre la saisie et la cession durant trente jours
à dater de leur versement sur un compte bancaire et
- interdire la compensation des sommes insaisissables avec les dettes
que le client a envers sa banque.
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